Le stage de theatre avec Vincenzo Cirillo et le spectacle




Pendant une semaine, des comédiens amateurs expérimentent une autre approche du théâtre avec le metteur en scène italien Vincenzo Cirillo. Poussés par la curiosité et l’envie et se renouveler, les acteurs amateurs de la compagnie La Dolce Vita de l’Amicale Italia-Bretagne ont fait appel à l’auteur et metteur en scène italien Vincenzo Cirillo pour mener une nouvelle expérience théâtrale, basée sur l’expression corporelle dans l’esprit de la Commedia dell’Arte. « C’est un théâtre d’émotions, une forme artistique qui laisse beaucoup de liberté au créateur mais aussi aux acteurs », décrit Vincenzo qui s’est formé à la direction scénique au Théâtre régional de Florence et a participé à diverses créations sous la direction d’Andrzej Wajda, Luca Ronconi ou Carmelo Bene. Il a aussi été élève de

Les comédiens amateurs se sont retrouvés, lundi soir, au local de l’Amicale, pour se lancer dans cette aventure théâtrale avec le metteur en scène Vincenzo Cirillo.

Tadeusz Kantor et a fondé le mouvement artistique l’Ombra di Peter en 1996. Un voyage intérieur « Kantor aimait prendre des artistes, des musiciens, des peintres, des sculpteurs plutôt que des comédiens. Avec eux, il pouvait faire ce qu’il voulait. Ils étaient plus disposés à aller vers quelque chose d’inconnu. C’est un théâtre où tout le monde est protagoniste, chacun a sa place dans l’histoire », détaille le metteur en scène, qui a commencé un travail avec des comédiens amateurs en s’inspirant du roman de Milan Kundera « L’insoutenable légèreté de l’être ». « On va jouer beaucoup sur les concepts du temps, la musique, les chorégraphies », détaille ce dernier qui, à partir de ce roman très puissant qui parle de l’homme, de la nature, du rapport entre l’homme et l’animal, veut proposer aux comédiens un voyage intérieur. Il en a d’ailleurs déjà fait une adaptation avec la troupe Ombra di Peter qui sera présentée, fin mars, lors du 13e festival Italiart à Dijon, le plus important festival artistique pluridisciplinaire italien de France dont il est le fondateur. À Quimper, ce travail donnera lieu à une restitution sous forme de performance, dimanche à 17 h 30 au local de l’Amicale (71 vieille route de Rosporden). Un autre rendez-vous autour du théâtre est programmé au Théâtre Max-Jacob, le samedi 23 mars, avec Cesare Capitani, acteur et metteur en scène italien diplôme du Piccolo Teatro de Milan. Après « Moi, Caravage » et « L’autre Galilée », il viendra présenter sa dernière création « Médinitali ». Dans ce récit aux accents autobiographiques, le comédien seul en scène tente de se trouver, tiraillé entre deux pays, deux cultures.                                                                                                 Delphine Tanguy  © Le Télégramme  édition du 6 février 2019



COMPAGNIA "LADOLCEVITA"


 

La troupe "Ladolcevita" de l'amicale Italia Bretagne vous propose la pièce "Il vuoto" jouée en italien, mise  en scène par Remo Romaniello.

Lors de la représentation au Théâtre Max Jacob de Quimper, la pièce était précédée par la  projection du court métrage  de Jérôme Classe "le vide", d'après une histoire originale de Ronan Bourgeat .


Le théâtre Max Jacob de Quimper, théâtre à l'italienne, a accueilli, samedi 26 novembre 2016,  la troupe "Ladolcevita" de l'amicale Italia Bretagne pour une représentation unique de la pièce "il vuoto" jouée en italien, mise  en scène par Remo Romaniello. La projection du court métrage  de Jérôme Classe "le vide", d'après l'histoire originale de Ronan Bourgeat a précédé la pièce de théâtre.


Troupe de l'amicale Italia Bretagne

« Le Vide » a fait le plein au théâtre Max-Jacob

 Publié le 02/12/2016   Ouest-France

 

 Si l'on découvrait samedi au théatre Max-Jacob qu'il y avait bien du vide autour du lit du pauvre Aleandro, qu'on a longtemps pris pour un fou, la pièce jouée par la compagnie « La Dolce Vita » de l'association Italia-Bretagne y a fait le plein. Le court-métrage de Jérôme Classe intitulé « Le Vide », à l'origine de la pièce en italien et présenté par le réalisateur avait été projeté en français en avant-première, en présence de certains acteurs du film. Il a éclairé et rassuré tous les amateurs, amis et proches ne connaissant pas l'italien et qui avaient assisté les années précédentes aux représentations de la troupe et qui, malgré un théâtre très expressif, avaient rencontré quelques difficultés à comprendre les subtilités des dialogues.

180 entrées ont été enregistrées, samedi soir, et ont rassemblé toutes les générations d'une communauté italienne ouverte et tous les sympathisants d'une culture gaie et chaleureuse, à l'esprit de famille bien développé et qui a fait encore une fois honneur à sa réputation.Après la présentation des acteurs, très applaudis, Michele Cioce, président de l'association, est intervenu pour un appel aux dons en faveur des sinistrés des séismes qui ont secoués l'Italie en août et octobre et qui ont fait près de 300 victimes et des millions de dégâts. Possibilité d'envoyer un chèque : association Italia-Bretagne 71, vieille route de Rosporden 29 000 Quimper.


 

 

 

il vuoto article du télégramme


Le Télégramme vendredi 3 novembre
Théâtre vidéo. « Le Vide » à Max-Jacob le 26 novembre

Le public est invité à venir découvrir une initiative originale, samedi 26 novembre, au théâtre Max-Jacob. « Le vide », dernier court-métrage de Jérôme Classe, et l'adaptation théâtrale de l'Amicale Italia-Bretagne, y seront présentés en deux temps.

« Un homme est cloué sur son lit, terrifié à l'idée d'en descendre. Son angoisse : il est persuadé que celui-ci est entouré par le vide, le néant. Cette situation délirante qui dure depuis plusieurs jours sème le trouble au sein de sa famille, tandis que sa femme, aidée par deux gouvernantes, a épuisé toutes les solutions logiques et médicales. L'entourage est bien décidé à recourir au surnaturel pour le faire descendre du lit... » Tel est le teaser de la dernière pièce de théâtre préparée par la compagnie La Dolcevita, de l'Amicale Italia-Bretagne et le dernier court-métrage réalisé par Jérôme Classe pour Mystical Films, « Le Vide » (Il Vuoto). Les deux seront présentés conjointement au théâtre Max-Jacob samedi 26 novembre, en soirée, le film en français et la pièce en italien.

Comédie fantastique

À partir d'une idée originale de Ronan Bourgeat - qui en a écrit le scénario de base - et traité sous la forme de la comédie fantastique, le film est avant tout un remake d'un court-métrage réalisé par Jérôme Classe en 1999 (dix minutes), présenté dans plusieurs festivals et primé. L'intention de le reprendre et de le développer autrement lui est venue il y a quatre ans puis s'est concrétisée seulement en tout début d'année avec un casting passant de quatre à dix comédiens et avec le rajout de plusieurs scènes. Le tournage s'est déroulé à Quimper pour les extérieurs, et à Bénodet et Plomelin pour les séquences intérieures.

Une adaptation théâtrale

Pourquoi ne pas en faire une adaptation théâtrale ? Le côté délirant s'y prête et la situation loufoque lorgnant vers l'irrationnel est propice à des situations cocasses et inattendues. Du pain bénit pour la troupe de l'Amicale Italia-Bretagne à l'aise dans la comédie et les longues tirades endiablées. Surtout qu'entre la distribution du film, deux personnages se retrouvent en commun, celui de la femme (Cristina Farigu) et du médecin (Rémo Romaniello, également metteur en scène de la pièce). Quant aux rôles principaux « coincés » sur leur lit respectif, ils sont joués avec aisance par François Marzin pour le film - qui reprend son rôle de 1999 - et par Michele Cioce pour la pièce.

Un univers complètement décalé

C'est le théâtre Max-Jacob qui recevra le public, samedi 26 novembre, à 20 h 30, pour une première partie de 25 minutes consacrée à la projection du film sur grand écran, puis la toile se lèvera et dévoilera aussitôt le décor en deux espaces aménagés pour la pièce, d'une durée avoisinant les trois quarts d'heure. L'idée de présenter le film en premier permettra à ceux qui ne comprennent pas l'italien d'apprécier tout de même la mise en scène tout en ayant en tête le conducteur du récit. Le spectateur entrera dès les premières minutes dans un univers décalé, proche de la quatrième dimension, avec une situation absurde et des personnages enlisés dans les convictions de l'homme seul et terrifié sous ses draps. La seconde partie du film et de la pièce présentera davantage un climat d'angoisse dû à l'intervention du paranormal, orage et spiritisme à l'appui, jusqu'à la chute où il ne faudra en rien chercher d'explication rationnelle.

© Le Télégramme